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Ils l’ont passé à tabac, puis l’ont achevé en l’écrasant avec sa voiture. Il y a cinquante ans, Pier Paolo Pasolini était sauvagement assassiné, sur la plage d’Ostie, à Rome. Le mobile ? Les commanditaires ? Les exécutants ? En dessous de tout, la police laisse la scène de crime ouverte aux quatre vents. Perfide, une partie de la presse affirme que la victime n’a eu que ce qu’elle méritait, à solliciter dans des lieux interlopes les services d’un jeune prostitué, Giuseppe Pelosi. C’est d’ailleurs lui qu’une justice étrangement sélective retiendra pour seul coupable. Depuis, les contre-enquêtes, dont celle de la journaliste d’investigation Simona Zecchi, n’en finissent plus d’alimenter un « cold case » qui hante l’Italie, et qui ne sera probablement jamais élucidé.
« Pasolini était devenu extrêmement gênant. Ces interventions quotidiennes dans les journaux se montraient très virulentes contre le pouvoir et l’extrême droite, qu’il accusait de complicité dans l’attentat de la piazza Fontana1. Il disait documenter, dans le livre-enquête “Pétrole” qu’il écrivait au moment de sa mort, la collusion et la corruption entre les responsables politiques, le lobby pétrolier et la mafia. Il s’est attiré les pires ennemis possible. Le plus probable est qu’il soit tombé dans un piège », estime René de Ceccatty, traducteur et biographe de Pasolini. Reste qu’à défaut de pouvoir faire toute la lumière sur son assassinat, commis dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, un autre sujet demeure plus que jamais à éclairer, cinquante ans après : Pasolini lui-même, tant son œuvre magistrale et protéiforme invite à penser notre monde.

Il était à la fois communiste, homosexuel, catholique et athée. Écrivain, cinéaste et dramaturge. Intellectuel engagé et poète. « Il était avant tout poète. C’est…
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