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Un tweet peut faire reculer un gouvernement. L’autrice canadienne Margaret Atwood (mondialement connue pour son roman dystopique la Servante écarlate, dans lequel un régime totalitaire réduit les femmes en esclavage aux États-Unis, vient d’en faire la démonstration.
Alors que la première ministre de la province de l’Alberta, Danielle Smith, a décidé fin juillet de retirer des bibliothèques scolaires les ouvrages contenant une « description explicite d’un acte sexuel », au motif de lutter contre la pornographie, l’écrivaine s’est indignée contre les effets concrets de cette mesure.
La révolte de Margaret Atwood contre la loi de Danielle Smith
Car près de 200 livres se sont vus menacés par cette loi, qui devait être appliquée au 1er octobre. Des romans comme Le meilleur des mondes, d’Aldous Huxley, 1984, de George Orwell, ou la Servante écarlate, de Margaret Atwood, ont été inscrits sur la liste des romans à bannir des bibliothèques.
Face à cette censure d’œuvres qui invitent à penser librement le monde, l’écrivaine a accusé le gouvernement de prendre les lycéens pour des « bébés stupides », tout en publiant sur Twitter un récit moqueur dans lequel « Jean et Marie eurent cinq enfants sans jamais avoir de relations sexuelles » et vécurent heureux en se croyant bons chrétiens alors qu’ils pratiquaient un « capitalisme rapace et égoïste ».
Le conte se termine avec une Danielle Smith portant la robe des esclaves de la Servante écarlate. La première ministre et son gouvernement, piqués au vif et peut-être débordés par les lobbys réactionnaires faisant pression sur les lycées, ont, à la suite de ce message, interrompu leur projet « jusqu’à nouvel ordre », assurant que seule la pornographie (mais y en a-t-il vraiment dans les lycées ?) doit être visée et non les « classiques de la littérature ».
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